L'opérateur Orange a annoncé mardi le lancement d'un service client à distance spécialement destiné aux personnes sourdes et malentendantes, ou ayant des troubles d'élocution. En se connectant sur un site dédié, ces derniers peuvent ainsi s'adresser à une personne qui est plus à même de les comprendre et résoudre leur problème en visioconférence ou chat.
Expérimenté entre novembre 2007 et mai 2008, ce service est désormais disponible dans sa version définitive, tous les
mardis, de 9h à 18h. Il concerne potentiellement quelque 5 millions de personnes déficientes auditives en France et 500.000 personnes sourdes, dont 100.000 qui utilisent la Langue des Signes
Française (LSF). A terme, Orange pourrait étendre ce service à d'autres jours de le semaine.
Concrètement, le client doit se connecter au site Orange.fr, rubrique autonomie, et cliquer sur l'icône du mode de communication retenu pour dialoguer avec un conseiller : en LSF par
visioconférence (avec une webcam avec possibilité de surtitrage), ou en texte par messagerie instantanée.
"Les conseillers-clients, spécialement formés à l'accueil et au conseil des personnes handicapées, sont en mesure de proposer les offres convenant au mieux à chacun des besoins : mobiles adaptés,
livebox associée au contrat assistance spécifique personnes sourdes, forfaits mobile motamo pour communiquer en texte ou en image, téléphone fixe compatible sms..." indique Orange dans un
communiqué.
Depuis mars 2004, Orange propose déjà un service client par téléphone pour les personnes handicapées, accessible au ![]()

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0 800 11 22 33
, par fax, au 0 800 24 69 96, ou par email en écrivant à offres.autonomie@orange-ftgroup.com.
Site : www.autonomie.francetelecom.fr
Le sous-titrage pour malentendants semble être une nouvelle priorité du CSA (Comité Supérieur de l’Audiovisuel). Ce dernier a conclu un accord pour que les chaînes publiques (France 2, 3, 4, 5) et les historiques (TF1, Canal+ et M6) sous-titrent 100% de leurs programmes, d’ici à février 2010.
Si quelques aménagements sont prévus pour les programmes les plus difficiles à sous-titrer (en particulier certaines événements en direct), l’objectif est ambitieux mais parfaitement réaliste. Sur l’année 2008, TF1 fait figure de bon élève avec 75% de programmes déjà sous-titrés !
Toutes les autres chaînes significatives (dont l’audience moyenne annuelle dépasse 2,5%) devront sous-titrer au moins 40% de leurs programmes, à l’exception des chaînes d’information qui disposeront d’un régime particulier : elles devront diffuser 3 ou 4 journaux sous-titrés par jour, ainsi qu’un journal traduit en langue des signes.
Enfin, des rencontres seront mises en place avec les principaux diffuseurs satellite, câble et ADSL pour s’assurer d’une bonne reprise des sous-titres sur leurs supports. Chez Free, ce n’est pas toujours très bien le cas...
Source : la Correspondance de la Presse
Quand les chaînes de télévision bradent le handicap
A l'approche de l'application de la loi du 11 février 2005 pour l'égalité des droits et des chances, de graves menaces pèsent sur la qualité du sous-titrage télétexte à destination du public sourd et malentendant et le métier même d'adaptateur. Avec le soutien de l'Unisda, l'Ataa a lancé un communiqué de presse pour alerter les médias. Le voici :
La baisse des tarifs et la délocalisation menacent la qualité du sous-titrage télétexte à destination du public sourd et malentendant, sur les chaînes de télévision française.
Afin de répondre à la demande d'accès à la culture audiovisuelle des associations de sourds et malentendants, la loi du 11 février 2005 a imposé aux chaînes de télévision dont l'audimat dépasse les 2,5% de sous-titrer l'intégralité de leurs programmes : films, séries, documentaires, ainsi que les émissions en direct.
Les chaînes, auparavant soucieuses de la qualité du sous-titrage à destination de leur public sourd et malentendant, ont donc dû, pour répondre à l'augmentation régulière du volume à sous-titrer, faire appel à des prestataires extérieurs (laboratoires de post-production) qui se livrent aujourd’hui une guerre sans merci pour décrocher des contrats avec les chaînes.
C’est ainsi que les adaptateurs employés par ces laboratoires - des professionnels du sous-titrage, recrutés pour leur maîtrise de la langue française, leur capacité de synthèse et leur maîtrise de l’outil informatique - voient se dégrader dangereusement leurs conditions de travail.
Depuis 4 ans (date à laquelle la loi a été votée), leur rémunération accuse des baisses de plus en plus rapprochées, de l’ordre de 15 à 20 % par an.
Leur statut s’est précarisé. Par souci d’économie, les laboratoires les ont en effet contraints de passer d’un statut de salarié à celui d’intermittent, pour finir comme auteur indépendant (en toute contradiction avec la définition de ce statut, puisqu’ils ne touchent en fait aucun droit d’auteur à la diffusion). Ils n’ont donc plus accès à la couverture sociale collective, au chômage, aux congés payés et à la formation.
Les conditions de travail deviennent quant à elles de plus en plus difficiles, avec des délais toujours plus courts imposés par les chaînes et acceptés par les laboratoires, qui exigent des adaptateurs une disponibilité totale (soirées et week-ends compris) et compromettent une bonne finalisation du travail.
Enfin, toujours par souci d’économie, les laboratoires en sont aujourd’hui à délocaliser le sous-titrage dans des pays à la main d’œuvre « moins chère » (le Maroc, entre autres).
En conséquence, et sans l’intervention des pouvoirs publics, la qualité du sous-titrage est amenée à se dégrader et, au-delà de la disparition du métier d’adaptateur, c’est le public des personnes sourdes ou malentendantes qui sera pénalisé.
Cordialement,
Le Bureau de l’Ataa
Communiqué UNISDA du 23 novembre 2009
Décision historique du CSA : sous-titrage + LSF sur les chaînes d’information continue
Les chaînes d’information continue - LCI, BFM TV et I-Télé - vont désormais assurer, chacune :
3 JT sous-titrés par jour en
semaine
1 JT interprété en LSF par
jour en semaine
4 JT sous-titrés le we
Ces 3 chaînes se sont entendues pour se répartir les horaires : un tiers de la journée chacune. Ainsi, toute la journée, au moins une chaîne proposera de l’information accessible aux
personnes sourdes ou malentendantes, en plus des JT déjà accessibles sur les autres chaînes.
Cette annonce a été faite lors d’une conférence de presse du Conseil Supérieur de l’Audiovisuel ce lundi 23 novembre 2009 par Michel Boyon, président du Conseil, Christine Kelly et Françoise Laborde, membres du conseil. Ils ont insisté sur leur attachement à la qualité du sous-titrage et rappelé que la Langue des Signes et le sous-titrage devaient être considérés comme deux modes d’accessibilité complémentaires et non opposés. Le CSA a également rappelé que les chaînes devraient être au rendez-vous de 2010 fixé part la loi.
Saluant une "décision historique", Jérémie Boroy, président de l’Unisda, a rappelé lors de cette conférence de presse que la loi du 11 février 2005, l’implication du CSA, l’engagement des chaînes et la mobilisation des associations avaient contribué à ce changement d’époque et à l’accès des personnes sourdes au pluralisme de l’information. "Accéder à la citoyenneté, c’est aussi pouvoir choisir sa chaîne et son JT" a-t-il ajouté. Le président de l’Unsida a confirmé que le développement du recours à la LSF serait une "révolution" et a appelé les chaînes publiques à s’en inspirer.
DEFIS DE CIVILISATION
3 décembre 2009
En espérant vous retrouver pour le colloque DECRYPTER LA DIFFERENCE que nous organisons à la Maison de l'UNESCO (125, avenue de Suffren dans le 7ème arrondissement) à l'occasion de la Journée Internationale des Personnes Handicapées et pour fêter les 40 ans de la Fondation de France.
N'oubliez pas de vous inscrire en envoyant un mail à contact@defisdecivi lisation. com ou en m'adressant directement un message sur cette boite ryadh.sallem@ capsaaa.net afin que nous puissions préparer l'accueil, les badges, les programmes..
Traduction en LSF et transcription à l'attention des sourds et malentendants
Renseignements pratiques sur www.defisdecivilisa tion.com
Rendez-vous à 8h pour des débats animés autour de la lecture du handicap dans les communautés du passé et sa résonnance actuelle, grâce aux modules ACCUEILLIR, REPARER, REPRESENTER et DEFENDRE qui
seront animés par des archéologues, des historiens, des médecins, des avocats….
Vous trouverez le programme détaillé ci-joint
A votre disposition pour toute information complémentaire
A bientôt
Cordialement
Ryadh SALLEM
Président de CQFD
ryadh.sallem@ caspsaaa. net